# 1000 ans d'histoire

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> Du moulin de Sainte Marie au XIe siècle aux « moulins du roi » et à la minoterie fermée en 1987 : mille ans d'histoire des Grands Moulins.

Photos :

- [plan napoléonien](https://lesgrandsmoulinsdebauge.fr/site/wp-content/uploads/plan-napol%C3%A9onien-moulin.jpg)
- [le moulin début XIXème carte postale](https://lesgrandsmoulinsdebauge.fr/site/wp-content/uploads/le-moulin-d%C3%A9but-XIX%C3%A8me.jpg)
- [le moulin 1911 carte postale](https://lesgrandsmoulinsdebauge.fr/site/wp-content/uploads/le-moulin-1911.jpg)
- [le moulin à farine 1987](https://lesgrandsmoulinsdebauge.fr/site/wp-content/uploads/le-moulin-%C3%A0-farine.jpg)

Au début du XI ème siècle, la comtesse Hildegarde, épouse de Foulques III Néra, comte d'Anjou, donne un moulin sur l'étang du château de Baugé, à l'Abbaye de Notre Dame du Ronceray d'Angers. Ce moulin porte le nom de Sainte Marie ou moulin de la seigneurie.  
D'après les actes de confirmation de ses biens, l'abbaye du Loroux dispose de biens très importants à Baugé et une bulle de 1223 mentionne un étang et un moulin.  
Le moulin est également mentionné en 1291 et alors dénommé « moulins du roi ».  
En 1495, Jean Vendosmois, écuyer sieur de Parpacé, avoue au Roi tenir de lui un quart des revenus des Grands Moulins de Baugé.  
Dans un acte rédigé en 1605, Henri IV confirme aux moines du Loroux des droits d'usage pour les « moulins certifiés sur le ruisseau de Beaufort et de Baugé ».  
Au milieu du XVII ème, les propriétaires des moulins voisins assignent le sieur Hamelin, seigneur par engagement des Grands Moulins, devant la Cour du Parlement de Paris, au sujet de la banalité qui empêchait les meuniers exploitant les autres moulins de venir à la chasse à Baugé, ce qui portait préjudice à la population, parce que les grands Moulins n'étaient plus suffisants pour fournir à la moitié de la ville, composée alors de 900 foyers, 3 communautés religieuses et 25 boulangeries.  
Au moment de la révolution, il devient urgent de faire des réparations sur le bâtiment.  
En 1844, il est vendu comme bien national. En 1856, Il est visité par l'agent chargé d'établir les patentes des établissements industriels. Le contrôleur le décrit ainsi : « situé sur le Couasnon, sans chômage, virant avec deux roues, chute d'eau supérieure, force de 8 chevaux, deux paires de meules ».  
La maison d'habitation fait corps intégral avec le moulin, formant un même établissement. En 1860, il comporte 3 paires de meules.  
En 1891, la famille Chevalier en devient propriétaire. En 1899, le moulin fonctionne avec une machine à vapeur, puis avec une turbine. La roue disparaît en 1914. Il cesse de moudre le 31 décembre 1987.  
De 1988 à 1996, l'activité du moulin a cessé. Les 2 grandes roues et les machines sont démontées.  
Pendant plusieurs années le panneau à vendre en rouge sur fond blanc, ne semble pas susciter beaucoup de passions.
